Le bingo

Bingo !

Le 7 mai 2015, le collège de Sisia organise un bingo pour collecter des fonds pour le voyage pédagogique à Tahiti.

Le bingo commença à 19h précises, au falé 2000, falé situé côté montagne à Ono, centre ville, près de l’église, à côté de la poste et de la chefferie. Et il se termina à 23h précises, heure indiquée sur les cartes que nous avions mission d’acheter et de vendre.

Une rangée de tables de classe descendues du collège et mises bout à bout fait face à l’assistance. Y sont assises Michèle, notre CPE? Anna Patea, surveillante au collège et mère d’une élève qui fait le voyage à Tahiti, Pasikate, notre secrétaire, Evelyne, mère d’élève en partance, et Maké, qui a la fonction d’agent au collège. Sur la table on trouve deux grands contenants en plastique, pour l’argent qui rentre et d’autres plus petits, que d’autres femmes vont promener dans le public pour récolter l’argent des parties. Il y a des parties à 50 francs, à 100 francs et 300 francs.

La grande table est à un des bouts du falé . Juste derrière il y a les prix, des ventilateurs, et des cartons contenant un fer à repasser, un cuiseur de riz, des lots de nourriture, et des cartons avec des inscriptions ou des numéros. Il y aussi un carton de paquets de chips, et des boissons.
Face à la grande table, les femmes se sont assises sur les nattes qu’elles ont apportées. Elles ont des grilles toutes prêtes, et des cailloux de verre pour les mettre sur les cartes, ou alors les cartes sont sous plastique, elles utilisent un feutre et  effacent le plastique avec un mouchoir quand la partie est finie.

Sur la gauche de la grande table, une petite table où est la grille témoin et où l’on officie avec des jetons dans une poche en tissu. Le numéro sur chaque jeton est lu deux fois, et en français. La deuxième fois, on enchaine avec le numéro suivant.

La grande table des organisatrices

La grande table des organisatrices

Michèle et Ana en plein travail

Michèle et Ana en plein travail

On collecte l'argent de la partie

On collecte l’argent de la partie

Make est la bouche, elle tire les numéros

Make est la bouche, elle tire les numéros

Pasikate et Evelyne jouent

Pasikate et Evelyne jouent sous le regard bienveillant de notre principale

Des joueuses régulières, absorbées.

Des joueuses régulières, absorbées.

Des joueuses régulières, absorbées.

Des joueuses régulières, absorbées.

Kipa, un de mes élèves, et sa mère

Kipa, un de mes élèves, et sa mère

Un carton

Un carton

Finau, l'épouse de Maleko, circule

Finau, l’épouse de Maleko, circule

Joueuse

Joueuse

Anna, mon amie professeur de futunien

Anna, mon amie professeur de futunien

On compte les bénéfices

On compte les bénéfices

Sourire de Pasikate

Sourire de Pasikate

Make encore une fois la bouche

Make encore une fois la bouche

Vue de côté, la table, en fin de jeu

Vue de côté, la table, en fin de jeu

Enfin ! un professeur joue, c'est Henri.

Enfin ! un professeur joue, c’est Henri.

Henri apprend à jouer avec une mère d'élève

Henri apprend à jouer avec une mère d’élève

Le jeu commence. Si l’on fait une ligne, cela a un nom et un prix, sinon c’est tout simplement bingo. L’appel des numéros a quelques particularités, le 90 est appelé « mémé » et les numéros doubles « collé » plus le numéro, par exemple 22 c’est « collé 2 ». Les numéros de 1à 9 sont appelé petit : petit 1, petit 2, etc.  Ce n’est pas toujours la même personne qui lit les numéros, et certaines s’amusent avec. Mais je ne comprends pas toutes les blagues.

Quand quelqu’un dit « bingo » une voisine prend soin de lire les numéro à haute et intelligible voix, et l’on vérifie à la table. C’est une chorégraphie bien réglée, entre les femmes assises et les femmes qui circulent, pour prendre les pièces, pour donner les lots et au moment où la bouche énonce les numéros le silence est installé, plus personne ne circule, c’est le jeu.

 

 

 

A la fin, c’est une partie à 1000 francs pour laquelle j’ai acheté 20 cartons, que je distribue un peu partout, je n’ai pas le droit de gagner comme le bingo est pour le voyage et que j’en suis. C’est Michèle, toute fière de l’honneur, qui fait la bouche, mais une Futunienne répète derrière elle. Juste avant Make avait annoncé pour les Futuniennes que le bingo avait rapporté 520 000 francs et « pour les blancs », Michèle l’avait dit en français. C’est un succès.

D’un coup, on entend bingo, c’est une dame qui joue à l’extérieur du falé. Et tout le monde se lève, et restent les organisatrices, la principale, et les professeurs qui partent avec les élèves. On range tout et c’est fini.

 

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