Artisanat à Futuna : une sortie de la classe patrimoine

Je reproduis ici un article écrit par une de mes élèves à la suite de notre visite au falé artisanal.

ARTISANAT

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Des porte passeport qui identifient tout de suite les voyageurs que sont tous les habitants de l'île

Des porte passeport qui identifient tout de suite les voyageurs que sont tous les habitants de l’île

Visite de la classe patrimoine au fale artisanal d’Ono : ALOFAINA

 

Au fenua, les femmes sont les seules personnes qui savent pratiquer cet art, c’est-à-dire tout ce qu’il y a en rapport avec l’artisanat. Le tapa est issu d’une plante qu’on appelle le mûrier (« laulafi » en futunien) qu’on trouve rarement sur Futuna mais beaucoup sur son île-sœur : Alofi.

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Pour réaliser le tapa, les femmes tapent la feuille de mûrier à papier sur des tutua à l’aide du « ike », superposent 6 ou 8 feuilles larges, elles les amidonnes pour une blancheur efficace et les font sécher au soleil. Par contre, pour réaliser l’encre avec lequel elles dessinent, elles ont besoin du bancoulier et du jus de « koka ». A l’époque, elles utilisaient des tiges de cocotiers crues comme plumes.

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Le dessin du crayon noir à l'encre

Le dessin du crayon noir à l’encre

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A l'intérieur, on utilise des morceaux de siapo pour la couleur

A l’intérieur, on utilise des morceaux de siapo pour la couleur

 

Pour faire tout ça elles ont besoin : d’une plume (pour écrire les motifs), de l’eau de javel (pour donner une couleur plus vive au tapa). Grâce au tapa, les femmes peuvent fabriquer des portes – chéquiers (francs, euros), porte-carnet, porte-passeport, porte-livre, des trousses, des petits sacs et même grands ou moyens. Elles utilisent aussi du « siapo » dans leurs travaux : pour doubler  les portes-feuilles, passeports etc., pour une belle décoration. Sur chaque produit, elles écrivent toujours le nom de Futuna.FUTUNA.

 

Chaque artiste a son savoir.

 

L'équipe de reportage de la classe patrimoine devant le falé artisanal

L’équipe de reportage de la classe patrimoine devant le falé artisanal

Le « siapo » est une chose très précieuse pour les futuniens, pour les coutumes. On l’utilisait autrefois comme traîne pour les mariées, mais aussi comme linceul pour un décédé de la famille.

 

Les femmes valorisent leur artisanat par des expositions à : Wallis, à Nouméa, à Tahiti et même à la foire de Paris.

 

Cet art est devenu leur métier, elles gagnent bien leurs vies. Celles qui travaillent beaucoup sont celles qui gagnent le plus d’argent et celles qui travaillent le moins sont celles qui gagnent le moins d’argent.

 

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