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Le ciel s’éclaircit

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Le siapo, dernière étape

Dernière étape de la fabrication du siapo, après avoir tapé, séché, collé, séché, on le peint avec les motifs traditionnels, mais comme le siapo peut faire 20 mètres de long, il faut attendre un jour de beau temps, et prendre tout l’espace. P1180170 P1180174 P1180177 P1180184

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Le tapa et le siapo

Pour faire un siapo, il faut énormément d’écorce de murier, qu’il faut d’abord taper, et ensuite coller avec l’amidon du manioc.
C’est cette opération que j’ai vu un jour chez les parents d’Ana.

Avant le collage

Avant le collage

Ana Malia au travail chez elle

Collage, la racine de manioc à la main

Collage, la racine de manioc à la main

Cela fait des vagues

Cela fait des vagues

Puis des rouleaux bien rangés en attendant l'étape suivante

Puis des rouleaux bien rangés en attendant l’étape suivante

Ajustage

Ajustage

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Recettes futuniennes de mets pour fêtes

Faka’afulu :  Prendre de l’amidon en poudre, mélanger avec de l’eau et du du lait de coco, mettre dans une feuille de bananier et cuire au four pendant 24 heures.

Sua : Prendre de l’amidon en poudre, mélanger avec un peu d’eau et  du lait de coco. Quan le mélange est bien homogène, mettre dans un kumete ( auge en bois). Prendre les pierres du four quand elles sont encore brûlante, les mettre dans le kumete, mélanger avec des bâtons à deux jusqu’à ce qu’on obtienne une consistance un peu collante. Retirer les pierres avec les bâtons. Découper chaud avec un grand couteau.

Faikaipeka :  Prendre de l’amidon en poudre, de l’eau , du lait de coco, des bananes mûres. Tout mélanger, mettre dans une feuille de bananier et faire cuire dans le umu pendant une heure.

Vāisī:  Chauffer d’abord du sucre jusqu’à ce qu’il fonde, mélanger la poudre d’amidon  à l’eau puis avec le sucre fondu, mettre dans une feuille de bananier.

Ta’akiniu :  Prendre du coco rapé frais, mélanger de la poudre d’amidon avec de l’eau. Mêler le tout. Cela forme une boule que l’on met dans une feuille de bananier

Kanolua :  Prendre de la poudre d’amidon, mélanger avec de l’eau, mélanger ensuite avecdu lait de coco. Mettre dans une feuille de bananier, dans le umu entre 30 minutes et une heure. Quand le kanolua est cuit soupoudrer de sucre.

Faikaitutu :  Le faikaitutu est un peu spécial, il est réservé aux  fêtes de communion . Faire bouillir des taros les écraser,  les mélanger avec du lait de coco bouilli, qui devient  comme de l’huile. Servir chaud dans une feuille de bananier.

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Le bingo

Bingo !

Le 7 mai 2015, le collège de Sisia organise un bingo pour collecter des fonds pour le voyage pédagogique à Tahiti.

Le bingo commença à 19h précises, au falé 2000, falé situé côté montagne à Ono, centre ville, près de l’église, à côté de la poste et de la chefferie. Et il se termina à 23h précises, heure indiquée sur les cartes que nous avions mission d’acheter et de vendre.

Une rangée de tables de classe descendues du collège et mises bout à bout fait face à l’assistance. Y sont assises Michèle, notre CPE? Anna Patea, surveillante au collège et mère d’une élève qui fait le voyage à Tahiti, Pasikate, notre secrétaire, Evelyne, mère d’élève en partance, et Maké, qui a la fonction d’agent au collège. Sur la table on trouve deux grands contenants en plastique, pour l’argent qui rentre et d’autres plus petits, que d’autres femmes vont promener dans le public pour récolter l’argent des parties. Il y a des parties à 50 francs, à 100 francs et 300 francs.

La grande table est à un des bouts du falé . Juste derrière il y a les prix, des ventilateurs, et des cartons contenant un fer à repasser, un cuiseur de riz, des lots de nourriture, et des cartons avec des inscriptions ou des numéros. Il y aussi un carton de paquets de chips, et des boissons.
Face à la grande table, les femmes se sont assises sur les nattes qu’elles ont apportées. Elles ont des grilles toutes prêtes, et des cailloux de verre pour les mettre sur les cartes, ou alors les cartes sont sous plastique, elles utilisent un feutre et  effacent le plastique avec un mouchoir quand la partie est finie.

Sur la gauche de la grande table, une petite table où est la grille témoin et où l’on officie avec des jetons dans une poche en tissu. Le numéro sur chaque jeton est lu deux fois, et en français. La deuxième fois, on enchaine avec le numéro suivant.

La grande table des organisatrices

La grande table des organisatrices

Michèle et Ana en plein travail

Michèle et Ana en plein travail

On collecte l'argent de la partie

On collecte l’argent de la partie

Make est la bouche, elle tire les numéros

Make est la bouche, elle tire les numéros

Pasikate et Evelyne jouent

Pasikate et Evelyne jouent sous le regard bienveillant de notre principale

Des joueuses régulières, absorbées.

Des joueuses régulières, absorbées.

Des joueuses régulières, absorbées.

Des joueuses régulières, absorbées.

Kipa, un de mes élèves, et sa mère

Kipa, un de mes élèves, et sa mère

Un carton

Un carton

Finau, l'épouse de Maleko, circule

Finau, l’épouse de Maleko, circule

Joueuse

Joueuse

Anna, mon amie professeur de futunien

Anna, mon amie professeur de futunien

On compte les bénéfices

On compte les bénéfices

Sourire de Pasikate

Sourire de Pasikate

Make encore une fois la bouche

Make encore une fois la bouche

Vue de côté, la table, en fin de jeu

Vue de côté, la table, en fin de jeu

Enfin ! un professeur joue, c'est Henri.

Enfin ! un professeur joue, c’est Henri.

Henri apprend à jouer avec une mère d'élève

Henri apprend à jouer avec une mère d’élève

Le jeu commence. Si l’on fait une ligne, cela a un nom et un prix, sinon c’est tout simplement bingo. L’appel des numéros a quelques particularités, le 90 est appelé « mémé » et les numéros doubles « collé » plus le numéro, par exemple 22 c’est « collé 2 ». Les numéros de 1à 9 sont appelé petit : petit 1, petit 2, etc.  Ce n’est pas toujours la même personne qui lit les numéros, et certaines s’amusent avec. Mais je ne comprends pas toutes les blagues.

Quand quelqu’un dit « bingo » une voisine prend soin de lire les numéro à haute et intelligible voix, et l’on vérifie à la table. C’est une chorégraphie bien réglée, entre les femmes assises et les femmes qui circulent, pour prendre les pièces, pour donner les lots et au moment où la bouche énonce les numéros le silence est installé, plus personne ne circule, c’est le jeu.

 

 

 

A la fin, c’est une partie à 1000 francs pour laquelle j’ai acheté 20 cartons, que je distribue un peu partout, je n’ai pas le droit de gagner comme le bingo est pour le voyage et que j’en suis. C’est Michèle, toute fière de l’honneur, qui fait la bouche, mais une Futunienne répète derrière elle. Juste avant Make avait annoncé pour les Futuniennes que le bingo avait rapporté 520 000 francs et « pour les blancs », Michèle l’avait dit en français. C’est un succès.

D’un coup, on entend bingo, c’est une dame qui joue à l’extérieur du falé. Et tout le monde se lève, et restent les organisatrices, la principale, et les professeurs qui partent avec les élèves. On range tout et c’est fini.

 

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La Saint Pierre Chanel, le 28 avril 2015

C’est le grand jour, la nuit précédente, les habitants de Kolia n’ont pas dormi. A minuit, ils ont commencé les préparatifs. Les hommes sont allés tuer les cochons, ils ont enlevé les viscères et ont empli les cochons de végétal, des troncs de bananiers sectionnés. Les femmes ont préparé les plats pour le petit déjeuner après la messe. Il est cinq heures, on termine de fourrer les cochons et on les charge sur le pick up. En route pour le katoaga à Poï.

On termine de fourrer le cochon

On termine de fourrer le cochon

Le cochon est prêt à être chargé

Le cochon est prêt à être chargé

On charge le cochon

On charge le cochon

Et on va l'accompagner. Ensuite ce sera fini pour les hommes

Et on va l’accompagner. Ensuite ce sera fini pour les hommes

Pour les femmes, non, elles doivent d'abord nettoyer

Pour les femmes, non, elles doivent d’abord nettoyer

Puis s'habiller pour servir le petit déjeuner

Puis s’habiller pour servir le petit déjeuner, comme Ana

Ana Malia, la maman d'Ana

Ana Malia, la maman d’Ana

Dans la cour de la basilique on décharge cochons et taros

Dans la cour de la basilique on décharge cochons et taros

Des régimes de banane aussi

Des régimes de banane aussi

Devant la salle de restaurant, on attend

Devant la salle de restaurant, on attend et on regarde

Le katoaga se prépare

Le katoaga se prépare

Habits de fête pour Galu

Habits de fête pour Galu

Et pour Agnès

Et pour Agnès

Moa prépare les écharpes rouges pour les enfants qui porteront les bougies

Moa prépare les écharpes rouges pour les enfants qui porteront les bougies

Ils sont prêts

Ils sont prêts

Les musiciens aussi

Les musiciens aussi

On va se placer

On va se placer

Attente

Attente

On allume les bougies

On allume les bougies

La procession

La procession

La chorale

La chorale

Et que regardent-ils ?

Et que regardent-ils ?

Le katoana est prêt.

Le katoaga est prêt.

le katoaga

le katoaga

Au petit déjeuner, crabe de cocotier, poulet, canard, oeufs mimosa

Au petit déjeuner, crabe de cocotier, poulet, canard, oeufs mimosa

Le kava avant la distribution des cochons

Le kava avant la distribution des cochons

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Les cochons repartent dans tous les villages de l'île

Les cochons repartent dans tous les villages de l’île

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Ciels de Futuna

La balade à l’aéroport, le soir, permet de se retrouver entre ciel et mer, le soir, mais c’est toujours le ciel qui fascine. Alors en voici quelques uns.

Ciel d'Alofi, retour de deux jours avec les élèves de la classe patrimoine

Ciel d’Alofi, retour de deux jours avec les élèves de la classe patrimoine

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De l'autre côté du bras de mer, Vélé, vue de la piste

De l’autre côté du bras de mer, Vélé, vue de la piste

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Vélé, toujours de part et d'autre

Vélé, toujours de part et d’autre

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La piste

La piste

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Ce soir-là, les hirondelles locales rasaient l'herbe et volaient en folie. La fièvre du samedi soir

Ce soir-là, les hirondelles locales rasaient l’herbe et volaient en folie. La fièvre du samedi soir

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Cinq minutes de ciel futunien. De mon jardin. Et vous ne voyez pas les étoiles, un peu plus tard!

Cinq minutes de ciel futunien. De mon jardin. Et vous ne voyez pas les étoiles, un peu plus tard!

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La construction du falé traditionnel à Futuna

Le falé tauasu, qui est un lieu de réunion. Dans celui-ci, les femmes se retrouvent pour la fabrication des nattes

Le falé tauasu, qui est un lieu de réunion. Dans celui-ci, les femmes se retrouvent pour la fabrication des nattes

Une fois de plus je cite un élève, Pesalino, qui a rédigé cet article que je trouve très complet. Les photos de falé sont aussi des photos d’élèves.

La construction du falé traditionnel

 

 

Comment construire un falé traditionnel ?

 

- La feuille de pandanus est utilisée pour les toits du falé que les hommes ou les enfants ramassent pendant la semaine.

-La fibre de cocotier est utilisée pour fixer les feuilles de pandanus au falé (kafa) qui est tressée par les hommes au tauasu.

 

-Le poutea est utilisé pour faire les poteaux du falé traditionnel. Il est trouvé partout dans FUTUNA. Les anciens disent que c’est l’idéal pour le falé parce que ça reste longtemps.

 

-La feuille de cocotier est utilisée par les femmes qui les tressent pour faire les volets traditionnels.

 

Le falé dans son nid de verdure

Le falé dans son nid de verdure

-La tige de coco est utilisée pour rassembler les feuilles de pandanus et les fixer dans des roseaux trouvés dans les montagnes les plus hautes de FUTUNA.

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Artisanat à Futuna : une sortie de la classe patrimoine

Je reproduis ici un article écrit par une de mes élèves à la suite de notre visite au falé artisanal.

ARTISANAT

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Des porte passeport qui identifient tout de suite les voyageurs que sont tous les habitants de l'île

Des porte passeport qui identifient tout de suite les voyageurs que sont tous les habitants de l’île

Visite de la classe patrimoine au fale artisanal d’Ono : ALOFAINA

 

Au fenua, les femmes sont les seules personnes qui savent pratiquer cet art, c’est-à-dire tout ce qu’il y a en rapport avec l’artisanat. Le tapa est issu d’une plante qu’on appelle le mûrier (« laulafi » en futunien) qu’on trouve rarement sur Futuna mais beaucoup sur son île-sœur : Alofi.

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Pour réaliser le tapa, les femmes tapent la feuille de mûrier à papier sur des tutua à l’aide du « ike », superposent 6 ou 8 feuilles larges, elles les amidonnes pour une blancheur efficace et les font sécher au soleil. Par contre, pour réaliser l’encre avec lequel elles dessinent, elles ont besoin du bancoulier et du jus de « koka ». A l’époque, elles utilisaient des tiges de cocotiers crues comme plumes.

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Le dessin du crayon noir à l'encre

Le dessin du crayon noir à l’encre

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A l'intérieur, on utilise des morceaux de siapo pour la couleur

A l’intérieur, on utilise des morceaux de siapo pour la couleur

 

Pour faire tout ça elles ont besoin : d’une plume (pour écrire les motifs), de l’eau de javel (pour donner une couleur plus vive au tapa). Grâce au tapa, les femmes peuvent fabriquer des portes – chéquiers (francs, euros), porte-carnet, porte-passeport, porte-livre, des trousses, des petits sacs et même grands ou moyens. Elles utilisent aussi du « siapo » dans leurs travaux : pour doubler  les portes-feuilles, passeports etc., pour une belle décoration. Sur chaque produit, elles écrivent toujours le nom de Futuna.FUTUNA.

 

Chaque artiste a son savoir.

 

L'équipe de reportage de la classe patrimoine devant le falé artisanal

L’équipe de reportage de la classe patrimoine devant le falé artisanal

Le « siapo » est une chose très précieuse pour les futuniens, pour les coutumes. On l’utilisait autrefois comme traîne pour les mariées, mais aussi comme linceul pour un décédé de la famille.

 

Les femmes valorisent leur artisanat par des expositions à : Wallis, à Nouméa, à Tahiti et même à la foire de Paris.

 

Cet art est devenu leur métier, elles gagnent bien leurs vies. Celles qui travaillent beaucoup sont celles qui gagnent le plus d’argent et celles qui travaillent le moins sont celles qui gagnent le moins d’argent.

 

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Cousins cousines

Tous cousins : une leçon de futunien avec les liens familiaux

 

Dans une petite communauté comme Futuna, tout le monde se connaît ou presque, mais aussi, tout le monde est cousin ou frère ou sœur. Je me suis interrogée, puis j’ai interrogé Ana, pour comprendre ce que signifiait pour les Futuniens le mot nièce. En fait, on ne fait pas la différence entre la fille du frère et celle du cousin germain. Pour le Futunien c’est le même mot. J’ai donc demandé à Ana des éclaircissements et voici ce qu’elle m’a enseigné.

 

En Futunien, on dit fakafoto pour la fille d’un frère ou d’un cousin germain, ce qui se traduit par nièce. Pour la fille d’une d’une cousine germaine ou d’une sœur, lokuta’ine, ma fille.

Deux frères ou deux sœurs se disent tautaina. Frère et sœur se disent tautuaga’ne. La tante paternelle se dit masaki et l’oncle maternel se dit tuatinana. La tante maternelle se dit tinana (comme la mère) l’oncle paternel se dit tamana (comme le père)

Les grands parents se disent tupuna, et les arrières grands parents aussi. Les grands parents quand ils parlent de leur arrière petit fils ou petite fille disent mokopuu. L’ arrière arrière petit fils ou petite fille, c’est mokolia. Petit fils et petite fille : mokopuna.

Le gendre c’est fugao, la belle fille ta’ine. Les parents du mari et les parents de la mariée s’appellent entre eux puluga.

Le fils s’appelle lokutama et il y a un autre mot loku vosa que seul le père utilise.

 

On comprend aussi pourquoi les enfants sont souvent élevés par leur tante, sans que cela casse la lignée. Mais je n’ai effleuré que la surface

 

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